Tuyaux antistatiques et dissipatifs pour le transfert de fluides inflammables
Le transfert de fluides inflammables, de solvants, de peintures, de fluides très volatils comme l’alcool ou les parfums, ou encore de poudres, peut générer de l’électricité statique. Nos tuyaux dissipatifs évacuent ces charges de façon contrôlée, à condition d’être mis à la terre.
Matériaux conducteurs ou isolants
La décharge électrostatique (ESD) se produit par frottement entre des matériaux conducteurs et des matériaux peu ou pas conducteurs.
Les matériaux non conducteurs, ou isolants, ont une forte résistivité de surface, qui limite la circulation des électrons sur et à travers le matériau. Les charges statiques s’évacuent difficilement vers la terre et restent à la surface de ces matériaux.
À l’inverse, les matériaux conducteurs ont une faible résistance : les électrons se déplacent facilement sur et à travers le matériau. Les charges s’écoulent vers la terre ou passent à un matériau conducteur voisin.
Les personnes sont la principale cause des décharges électrostatiques, car elles introduisent un objet isolant, comme un vêtement, dans l’environnement conducteur. Lorsque la charge accumulée en surface entre en contact avec un conducteur, comme une pièce ou un appareil, la décharge se produit.
Ne pas confondre antistatique et dissipatif ou conducteur
Qu’est-ce que la dissipation statique ?
Un matériau dissipatif a une résistivité de surface moyenne : l’électricité s’y écoule plus lentement et de façon plus contrôlée qu’avec un matériau conducteur. Appelé aussi matériau statique-dissipatif ou électro-dissipatif, il est le mieux adapté aux environnements ESD, car il laisse les charges s’écouler lentement et de manière contrôlée.
Qu’est-ce que l’antistatique ?
Un matériau antistatique empêche l’accumulation d’électricité statique. Il peut être conducteur ou dissipatif. Les matériaux isolants, eux, ne sont pas antistatiques : ils arrêtent l’écoulement des charges électriques, mais n’empêchent pas l’accumulation d’électricité statique.
Pour limiter l’électricité statique, le matériau conducteur vient en premier, le dissipatif en second et l’antistatique en dernier.
Nos tuyaux antistatiques et dissipatifs

Tuyau ETFE dissipatif avec spire inox et revêtement PU
Tuyau ETFE dissipatif à spire inox et gaine PU : moins de 1 MΩ sur 20 m (ISO 8031), pour fluides inflammables, solvants et poudres. ID 12 à 25 mm.
- Température
- -20 à 80 °C
- Normes
- ISO 8031, IEC/TS 60079-32-1:2013, RoHS, UL94HB
Tuyau PTFE antistatique chargé au carbone
Tuyau PTFE antistatique chargé au carbone, conforme FDA : résistance inférieure à 10⁶ ohms entre raccords (EN 12115), de -200 à +260 °C.
- Température
- -200 à 260 °C
- Normes
- FDA, 21 CFR 178.3297, EN 12115
Questions fréquentes sur les tuyaux antistatiques et dissipatifs
Que signifie "dissipatif" ?
C’est l’une des classes de résistivité électrique : « conducteur » correspond à 10³ à 10⁵ Ω·m, « dissipatif » à 10⁶ à 10⁸ Ω·m et « antistatique » à 10⁹ à 10¹³ Ω·m.
Faut-il mettre un tuyau dissipatif à la terre ?
Oui. Une fois installé avec nos raccords métalliques d’origine, le tuyau doit être mis à la terre. N’installez pas de tuyaux ordinaires, isolants, avant ou après lui, et n’utilisez pas de raccords en plastique, sauf en plastique conducteur.
Quelle est la résistance électrique du tuyau PTFE antistatique ?
Sa valeur typique est inférieure à 10⁸ ohms. Il est conforme à la norme EN 12115, qui demande moins de 10⁶ ohms entre les raccords.
Le tuyau PTFE antistatique convient-il au contact alimentaire ?
Il est fabriqué en PTFE approuvé FDA, avec moins de 2,5 % de noir de carbone conforme à la norme 21 CFR 178.3297.